💊 Contraception au désogestrel ou à l'étonogestrel : ce que dit la nouvelle alerte européenne 🧠
- ilias Remili
- 12 août
- 2 min de lecture
En juillet 2026, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a publié de nouvelles informations de sécurité au sujet des contraceptifs contenant du désogestrel ou de l'étonogestrel. Une nouvelle qui peut inquiéter, alors faisons le point calmement, chiffres à l'appui. 🤝
🔍 De quels contraceptifs parle-t-on ?
Le désogestrel est le progestatif de plusieurs pilules : soit seul (Cerazette® et ses génériques), soit associé à l'éthinylestradiol (Mercilon®, Varnoline® et autres). L'étonogestrel, lui, se retrouve dans l'implant contraceptif (Nexplanon®) et dans l'anneau vaginal (NuvaRing® et génériques).
Le comité de pharmacovigilance européen (PRAC) a confirmé un risque légèrement augmenté de méningiome — une tumeur des enveloppes qui entourent le cerveau, le plus souvent bénigne et à croissance lente — en cas d'utilisation prolongée, c'est-à-dire au-delà d'un an.

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📊 Un risque réel… mais très faible
C'est le point essentiel : le risque reste très faible. Les autorités européennes estiment qu'un cas supplémentaire de méningiome surviendrait pour environ 67 300 utilisatrices. Autrement dit, l'immense majorité des femmes concernées ne développera jamais ce problème.
Le niveau de preuve est solide : la décision s'appuie sur une vaste étude française portant sur des données de santé nationales, publiée dans une grande revue médicale (BMJ, 2025). Elle rejoint ce que l'on sait depuis des années pour d'autres progestatifs (cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone), un dossier suivi de longue date par la revue indépendante Prescrire. Bonne nouvelle : le risque diminue nettement après l'arrêt du traitement. 🌿

📷 Gustavo Fring / Pexels
✅ Que faire concrètement ?
N'arrêtez jamais votre contraception seule. Un arrêt brutal expose surtout à une grossesse non désirée. Parlez-en d'abord à votre médecin ou à votre pharmacien.
Signalez certains symptômes. Maux de tête inhabituels ou qui s'aggravent, troubles de la vision, baisse d'audition ou bourdonnements, perte de l'odorat, troubles de la mémoire, faiblesse d'un bras ou d'une jambe : consultez sans tarder.
Antécédent de méningiome ? Ces contraceptifs sont désormais contre-indiqués. Un diagnostic en cours de traitement impose de l'arrêter.
Mentionnez vos traitements passés. Si vous avez déjà pris d'autres progestatifs, dites-le : cela peut modifier la décision.

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💬 En résumé
Il ne s'agit pas d'un retrait du marché, ni d'une raison de paniquer : la balance bénéfices/risques de ces contraceptifs reste favorable. Il s'agit simplement de mieux informer et de mieux surveiller. Si vous utilisez l'un de ces contraceptifs et que vous avez la moindre question, passez nous voir : nous prenons le temps d'en discuter avec vous. 😊
📚 Sources
Cet article a un but purement informatif et ne remplace pas l'avis de votre pharmacien ou de votre médecin. En cas de doute sur votre traitement, demandez-nous conseil.








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